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Les douze questions qui reviennent le plus souvent. Réponses courtes, avec leur fondement légal quand il existe.
Oui. Il n'existe aucun seuil de non-déclaration. Trois cents francs de bitcoin se déclarent au même titre que trente mille. L'impôt sur la fortune ne sera peut-être pas dû si votre fortune totale reste sous la franchise cantonale, mais la déclaration, elle, est due dans tous les cas.
Non, pour un investisseur privé. La Suisse n'impose pas les gains en capital réalisés sur la fortune privée. La contrepartie est que les pertes ne sont pas déductibles non plus. Cette exonération tombe si vous êtes qualifié de commerçant professionnel de titres.
Non, pour un investisseur privé. Il n'y a pas d'impôt sur les gains en capital, donc aucune réalisation à imposer. Seule compte la valeur de ce que vous détenez au 31 décembre. Notez toutefois que la fréquence de vos échanges entre dans le calcul du volume annuel de transactions, l'un des critères du commerce professionnel.
Oui. Les récompenses de staking sont un revenu de la fortune mobilière, imposable au moment où elles vous sont créditées, à leur valeur en francs ce jour-là. Même si vous ne les convertissez jamais. C'est l'oubli le plus fréquent. Staking, airdrops et lending en détail.
Les intérêts reçus pour un prêt de jetons, par exemple via un lending pool, sont en principe des revenus d'intérêts imposables (art. 20, al. 1, let. a LIFD), soumis à l'impôt sur le revenu. Ils s'ajoutent donc à vos revenus de l'année, comme les récompenses de staking. L'AFC l'a confirmé à Fiscoin le 19 octobre 2026 ; son prochain document de travail traitera le lending en détail.
Ils sont traités comme un revenu de la fortune mobilière, à leur valeur au moment de la réception. Un jeton qui n'a aucun cours ni marché au moment où il arrive a une valeur de zéro : il n'y a rien à déclarer tant qu'il n'en acquiert pas.
Le cours fiscal publié par l'Administration fédérale des contributions dans sa liste des cours en ligne. Il fait foi pour les plus de quatre-vingts cryptomonnaies qu'elle couvre. Pour un jeton absent de cette liste, le cours de clôture de votre plateforme au 31 décembre, avec une capture ou un export daté comme justificatif. À défaut de tout cours, le prix d'acquisition. Tout sur la valeur au 31 décembre.
Cela dépend du canton. Dans la plupart, elles vont dans l'état des titres et autres placements, sous une rubrique propre ou sous « autres avoirs ». D'autres les rangent avec le numéraire, l'or et les métaux précieux : à Vaud, c'est le code 420 de la déclaration. Dans tous les cas, chaque jeton doit être identifiable, avec sa quantité et son cours — ligne par ligne si le formulaire le permet, sinon dans une liste détaillée jointe à la déclaration. Voir la fiche de votre canton.
La circulaire n° 36 de l'Administration fédérale des contributions définit cinq critères de sécurité : détention d'au moins six mois, volume de transactions inférieur à cinq fois le portefeuille, gains représentant moins de la moitié du revenu net, absence de financement par emprunt, absence de produits dérivés spéculatifs. Les remplir tous vous garantit le statut d'investisseur privé. En manquer un ne suffit pas à vous requalifier : l'administration examine alors l'ensemble des circonstances. Les cinq critères expliqués.
Vos gains deviennent un revenu d'activité indépendante, imposable aux trois niveaux, et soumis aux cotisations AVS. En contrepartie, vos pertes et vos frais deviennent déductibles.
Pas directement aujourd'hui. Il voit en revanche vos comptes bancaires suisses, et notamment les virements en provenance de plateformes d'échange. Certains cantons demandent aussi les adresses publiques de vos portefeuilles — les Grisons les attendent dans les remarques de l'état des titres : avec elles, l'administration peut consulter tout l'historique des transactions sur la blockchain. La Suisse a par ailleurs adopté le cadre de déclaration des crypto-actifs de l'OCDE : la base légale est en vigueur depuis le 1er janvier 2026, la collecte des données par les prestataires est prévue à partir de 2027, et les échanges avec les États partenaires suivront.
Il existe une procédure de dénonciation spontanée non punissable, utilisable une fois dans une vie : vous annoncez les éléments non déclarés et payez le rappel d'impôt et les intérêts sur dix ans, sans amende. Elle n'est possible que tant que l'administration n'a pas connaissance des faits. Si des montants importants sont en jeu, consultez un professionnel avant de vous manifester.
Non. Il vous permet de comprendre les règles, de préparer vos chiffres et de déclarer correctement une situation ordinaire. Une situation complexe — activité intensive, finance décentralisée, revenus d'activité en cryptomonnaies, passé non déclaré — justifie un avis professionnel individuel.
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